Préparation aux baptêmes


Le sens du baptême




 

1. La pratique du baptême dans notre Eglise : préambule

Il est pratiqué de manière moins systématique qu’autrefois. Mais il reste un rite d’entrée, d’accueil dans la vie, et dans la communauté ecclésiale. Les pasteurs de l'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine administrent en principe le baptême à tous les enfants dont les familles ont demandé ce sacrement.
Parmi les jeunes qui font leur catéchisme, certains ne sont pas baptisés : ils peuvent demander le baptême au moment où les autres catéchumènes font leur confirmation.
Il arrive que des adultes qui redécouvrent un chemin de foi demandent le baptême. Il n’y a donc pas d’âge limite pour vivre ce sacrement.

2. Le baptême : plus qu’une tradition familiale

Parmi les parents qui demandent le baptême pour leur enfant, beaucoup ne sont pas des chrétiens pratiquants.
Le baptême est vécu d'abord comme une fête de famille : il célèbre la naissance d'un petit enfant autour duquel on se retrouve. Il exprime aussi la volonté des parents de suivre la tradition familiale, d'élever leur enfant selon un idéal de vie, et manifeste leur désir que leur enfant partage leurs valeurs et leurs principes moraux. Ils veulent lui transmettre ce qu'ils ont reçu.
Cependant le baptême peut nous apporter beaucoup plus, il a un sens spirituel profond, que nous vous invitons à découvrir.

3. Le sens du baptême dans la tradition protestante

C’est l’un des 2 sacrements (l'autre étant la communion). Les différents textes bibliques nous invitent à comprendre le baptême dans trois directions :
- c'est le signe de l'entrée dans la famille des chrétiens (place qui restera toujours prête). (Matthieu 28, 19 ; Galates 3, 27-29)
- C’est le signe privilégié de l'amour de Dieu (que rien ne peut diminuer)
- C’est le signe d’une vie vécue en relation avec Jésus-Christ mort et ressuscité : le baptême opère une nouvelle naissance et ouvre un chemin vers la foi. C’est donc aussi un acte de conversion et d’engagement (Actes 2, 38 ; Romains 6, 3-4 ; Tite 3, 5)

4. Les sources historiques du baptême

En grec, « Baptizein" signifie baigner, plonger.
De nombreuses religions pratiquent des rituels liés à l’eau : ablutions chez les musulmans, bains dans le Gange en Inde... Historiquement, les chrétiens n’ont pas inventé le baptême. Il a son origine dans le judaïsme. Le baptême que proposait Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus, était un signe de conversion, de changement d'attitude de vie.

 

Différentes considérations sur le baptême

1. Jésus se fait baptiser
Les évangiles rapportent que Jésus, au commencement de son ministère, est venu se faire baptiser par Jean-Baptiste dans le Jourdain. Le pourquoi du baptême de Jésus est resté pour ses disciples une énigme, jusqu'à sa résurrection.

2. Jésus institue le baptême
La pratique du baptême est fondée dans ces deux paroles qu’a prononcée Jésus à deux moments très différents de son ministère :

Des gens amenèrent des enfants à Jésus pour qu’il pose les mains sur eux, mais les disciples leur firent des reproches. Quand Jésus vit cela, il s’indigna et dit à ses disciples : « Laissez les enfants venir à moi ! Ne les en empêchez pas, car le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme eux. Je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui ne reçoit pas le Royaume de Dieu comme un enfant ne pourra jamais y entrer. » Ensuite, il prit les enfants dans ses bras ; il posa ses mains sur chacun d’eux et les bénit.
Marc 10, 13-16

Jésus ressuscité s'approcha de ses disciples et leur dit :
"Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d'eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je vais être avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde." Matthieu 28.20




3. Le baptême chez les premiers chrétiens
Jésus-Christ est mort pour nous. Il est ressuscité pour nous ouvrir à la vie nouvelle. Telle est la conviction de la communauté chrétienne naissante. Le baptême fonctionne comme signe d’appartenance au Christ, dans sa mort et sa Résurrection. « Je suis mort avec lui, je ressusciterai avec lui ».
On ne pratiquait d’abord que le baptême d’adultes ; puis très vite, comme certains textes de la Bible nous le signalent, des familles entières demandèrent le baptême (lire Actes des Apôtres 16, 15 et 16, 33).

4. Le baptême après Constantin et Théodose
Au 4ème siècle, le christianisme devient d’abord religion licite, puis religion d’ Etat. C'est un changement radical dans la perception du baptême :
Le baptême devient un rite universel d’entrée dans la société et non plus un signe d’appartenance au projet de Dieu, manifesté en Jésus-Christ.
Le baptême des enfants est systématisé. Il est aussi vu comme un sacrement de salut sans lequel l’enfant serait perdu. On peut penser qu'il y a eu une perte du lien entre le geste du baptême et son sens premier...

5. La symbolique de l’eau

Quand nous pensons à l’eau, rapidement, des images nous viennent à l'esprit : pureté, source, fleuve, mer, eau courante, eau stagnante, neige, orage, inondation, noyade... Mais on remarque aussi l’ambivalence symbolique de l’eau : elle n’est pas seulement un symbole de vie, elle est aussi mortelle. Cette ambivalence se retrouve dans la symbolique du baptême : le baptisé « meurt » à tout ce qui est mortifère dans sa vie, pour renaître à une vie nouvelle en Jésus-Christ.

 

 

 

Pasteur Daniel REIST    Tél : 03 88 74 83 75     daniel.reist@orange.fr

www.paroisse-boofzheim.fr      www.paroisse-benfeld.fr

Inspiré du site de la paroisse Niederbronn

 



                      


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