Lu par ci, par là...




10/09/2014



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17/04/2014




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15/10/2013



LE CAS


Un professeur de médecine présente à ses étudiants un cas de médecine qui est aussi un cas de conscience.

Il convient de décider ou non d'une interruption volontaire de grossesse.

Il s'agit d'un couple de syphilitique et tuberculeux, qui a déjà eu quatre enfants. Parmi ceux-ci, deux sont morts en bas age, deux sont fortement handicapés. Mais le cinquième est attendu.

Que faire ?

Conseiller ou non l' I.V.G. ?

La majorité des étudiants vote pour l'avortement.

Alors le professeur de leur dire :  " Vous venez de tuer..."


Pour découvrir de qui il s'agit cliquez sur l'image














23/02/2013


Deux bébés discutent avant leur venue au monde



- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après
l'accouchement ?

- Bébé 2 : Bien sûr. C'est évident que la vie après
l'accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir
forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

- Bébé 1: .. tout ça, c'est insensé. Il n'y a rien après
l'accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors d'un
ventre ?

- Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos
de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup
de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers
de choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas
on va manger par notre bouche.

- Bébé 1 : Mais c'est n'importe quoi ! Nous avons un
cordon ombilical et c'est ça qui nous nourrit. Tout le
monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et,
bien sûr, il n'y a jamais eu de revenants de cette autre
vie... donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes
naïves. La vie se termine tout simplement à
l'accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.

- Bébé 2 : Eh bien, permets-moi de penser autrement.
C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie
après l'accouchement va ressembler, et je ne pourrais
rien te prouver. Mais j'aime à croire que, dans la vie
qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin
de nous.

- Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en
"Maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?

- Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est
partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et
c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne
serions pas là.

- Bébé 1 : C'est absurde ! Je n'ai jamais vu aucune
Maman donc c'est évident qu'elle n'existe pas.

- Bébé 2 : Je ne suis pas d'accord, ça c'est ton point
de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut
entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle
caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie
va commencer après l'accouchement. ...

Cela rejoint ma pensée, nous ne sommes que de passage sur terre et que notre vraie vie est dans l'autre
monde , ici-bas nous sommes à l'école de la vie, nous sommes en stage ...








15/10/2012




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16/07/2012




LETTRE OUVERTE A MES PARENTS A TRAVERS LE TEMPS






J'ai 28 semaines et quelques grammes in utero
J'aime beaucoup la voix grave de papa, je suis très contente quand maman chante.
Je suis fière quand vous remarquez que je tape du pied. Je suis heureuse d'être en vie.

2 ans et quelques dents
Elle est trop jolie la petite robe rouge que j'ai reçue pour mon anniversaire.
J'adore quand papa me soulève et maman me fait des câlins mais je vous trouve trop sévères quand je n'ai pas le droit de rester dans votre lit.

4 ans et deux jolies couettes
Parfois, je voudrai changer de parents. Vous êtes trop méchants de ne pas m'avoir acheté la poupée pompier.
Maman fait les meilleurs pâtes de la planète et son foulard blanc sent trop bon.
Je vous aime tout plein, bisous.

10 ans et une trousse de maquillage
C'est trop nul quand je dois me coucher tôt et que vous me confisquez ma console.
Et surtout je déteste vos disputes, j'ai peur que vous divorciez. J'aimerais qu'on reste toujours ensemble.
Sinon maman, tu pourrais me prêter ton rouge à lèvres ?

14 ans et je déteste le café
Vos histoires de bon Dieu ça passait petite, mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse de tout ça maintenant ? Je sais que la vie n'est pas un conte de fées, mamie est morte d'un cancer. Je vois bien que ça vous contrarie que j'envoie tout balader.

20 ans, un bac en poche et plein d'acné
Bon, je voulais vous dire, il faudrait augmenter l'argent de poche là, parce que si vous ne voulez pas que je mange que des chips et que je puisse aller au cinéma, c'est un peu juste.
D'ailleurs, t'aurais pas l'adresse d'un dermato, parce que bon... Et puis, elle est où ma revue sur la reproduction humaine ? Tu l'as pas filée à ma petite soeur, j'espère !

28 ans et un chéri
Une petite carte postale de Corse pour vous dire merci pour le chèque, c'était sympa.
On a des choses à vous annoncer à notre retour...

32 ans, un boulot, un mari et bientôt... un bébé
Au fait, papa, tu pourrais nous filer l'adresse du pasteur de notre coin ? On aimerait baptiser quand même.
Et puis d'ailleurs, je ne sais pas trop, mais je voulais vous remercier d'avoir été cools quand j'étais jeune et un peu c...

44 ans et une maison à rembourser
Maman salut, un petit message pour te demander si tu pouvais garder le petit demain soir.
Au fait, il a des petits boutons de fièvre, c'est pas une dent qui pousse ?
Je peux passer demain après-midi pour papoter ?

53 ans et je reviens de l'hôpital
Je vous écris pour exprimer tout ce que je n'arrive pas à vous dire. Quand j'ai vu papa sur le lit d'hôpital, tout est remonté : comment il m'a appris à faire du vélo, le champagne qu'il a débouché quand je lui ai annoncé mon mariage. J'avais un noeud immense dans la gorge. On est quand même un peu nul et ingrat quand on est gamin. Pourquoi est-ce qu'on a tant de mal à dire à ses parents qu'on les aime et qu'ils ont bien fait, même dans les ratés. Vous avez serré les dents, serré la vis, essayé de partager ce qui était important pour vous. Vous êtes des gens bien ! Quand on est proche, on est cruel parfois. On sait où ça fait mal. Je vous aime tels que vous êtes, ne changez pas.

64 ans et me voilà orpheline
Je n'ai plus ni papa, ni maman. S'ils savaient aujourd'hui ce qui me travaille ou plutôt ce qui me tient debout, ils seraient contents. J'ai découvert des trésors enfouis. Je n'avais pas beaucoup fréquenté l'église depuis ma confirmation. Et là, ces deux enterrements, coup sur coup, ça m'a changée. J'ai plus de questions que de réponses, mais je reprends ma bible, celle que vous m'aviez offerte. Et puis, ce soir, j'ai déprimé en me disant que je n'avais rien transmis ou si peu à mes propres enfants.

92 ans et très peu de force
Ces derniers jours, je n'ai pas le coeur à faire un bilan. Ce que je sais, au soir de ma vie, c'est que je suis et reste une enfant. J'ai besoin d'amour et de sécurité. J'espère en avoir donné à ceux qui m'entourent. J'ai des regrets. Mais maintenant, j'attends que Dieu m'ouvre des horizons auxquels je n'ai rien compris jusque-là.
Je veux dire merci à ceux qui m'ont précédée. Ils m'ont donné le goût de vivre, appris à aimer parce qu'ils m'ont aimée, appris à m'ouvrir aux autres et à la nouveauté. Merci à mes parents d'avoir été eux-mêmes, donc pas parfaits, ils m'ont aidée à ne pas vouloir être une autre, ils m'ont ainsi réconciliée avec le monde et moi-même et ouverte à la sérénité.


                                                                                                                                              Isabelle GERBER, Pasteur






28/11/2011



CLIN D'OEIL




Il y a 4 choses que tu ne peux pas rattraper !

Le caillou... après l'avoir lancé dans l'eau

Le mot... après l'avoir dit

L'occasion... après l'avoir manquée

Le temps... après qu'il soit passé







l
21/02/2011 -  Un appel à la prière venue de la communion des Eglises protestantes du Moyen Orient


Ci joint la traduction en français d'un appel à la prière diffusé par Rosangela Jarjour, secrétaire générale de la FMEEC.

> La FMEEC est cette communauté d'Eglises protestantes du Moyen Orient, réunies autour de la déclaration d'Amman, ce que l'on pourrait qualifier de version régionale de la concorde de Leuenberg, qui concerne les seules Eglises européennes.

> La FMEEC a tenu son assemblée générale en janvier 2010, et la lettre a été envoyée à tous les participants à cette AG, avec prière de la transmettre aux organismes chrétiens, Eglises et communautés... Nous répondons par la présente à cette demande. N'hésitez pas à l'utiliser dans tout cadre que vous jugerez utile.

> Le ton de cette lettre rend bien compte de l'ambiance qui règne au Moyen Orient parmi les chrétiens : les attentats de Bagdad et d'Alexandrie, la crise politique libanaise, la situation difficile en Iran, au Soudan, et maintenant les graves troubles en Egypte dont on ne sait ce qu'ils donneront expliquent cette ambiance.

> Ceci dit, pour l'instant, nos envoyés, contactés par téléphone, vivent aussi bien que possible, même si les écoles sont fermées, l'approvisionnement problématique et les déplacements difficiles.


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09/01/2011 - Communiqué de presse UEPAL




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19/11/2010


Un sondage IFOP met en évidence des différences notoires entre les protestants d'Alsace et de Moselle et leurs homologues du reste de la France. Les premiers seraient nettement moins pratiquants, plus attachés à...



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11/11/2010  - ERMUTIGUNG 

Attentat monstrueux à Bagdad contre des chrétiens en prière, menaces terroristes, prises d’otages, colis piégés dans des avions, profanations de cimetière, montée en puissance des préjugés haineux : l’époque est décidément lourde de violences et de menaces. Cette actualité tragique me renvoie au souvenir d’une chanson du chanteur Wolf BIERMANN : "Ermutigung". Il l’avait écrite dans un autre contexte oppressant, celui de l’ex RDA. Ermutigung veut dire Encouragement. Dans sa chanson, Wolf Biermann dit en substance : "Ne te laisse pas endurcir en ces temps si dur, ne cède pas à l’amertume en ces temps amers… ne te laisse pas effrayer par ces temps effrayants… nous avons besoin de ta sérénité."

Ci-après le nouveau communiqué du Conseil Français du Culte Musulman suite à l’attentat de Bagdad.





11/11/2010  -   Communiqué de presse UEPAL

Les Eglises réformée et luthérienne composant l'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL) ont approfondi leur union en mettant leurs finances en commun, ce samedi 6 novembre . . .

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26/09/2010



"Papa, peux-tu me prêter seulement 6 Euros ?

Un jour, un homme revenant du travail très tard, fatigué et agacé trouva son fils de 5 ans, sur le pas de la porte.

"Papa, je peux te poser une question?"

 "Qu'est-ce que c'est?" répondit l’homme.

"Papa, combien tu gagnes par heure? "

"Ce n’est pas ton problème ... Pourquoi une question pareille ?" répondit l’homme, d’une façon agressive.

"Je veux juste savoir, s'il te plaît, combien tu gagnes par heure ?" 

"Tu sais quoi ?... Je gagne12 € par heure !"

"Ah ..." répondit le garçon, penchant la tête vers le bas.
"Papa, peux-tu me prêter seulement 6 € ?"

Le père était furieux, "C'est pour cette raison que tu demandais cela ? ....
Penses-tu que c’est comme ça que tu peux obtenir de l’argent pour acheter des jouets? Vite au lit dans ta chambre !
Je travaille durement chaque jour, est-ce pour de tels enfantillages ?"

Le garçon restant silencieux, va dans sa chambre et ferme la porte…

L’homme s'assied et devient de plus en plus nerveux au sujet des questions de l’enfant.
Comment ose-t-il poser ce genre de questions juste pour gagner de l'argent ?

Une heure plus tard, l'homme se ressaisit et se dit : peut-être qu’il avait vraiment besoin d'acheter quelque chose avec ces 6 € et après tout ce n’est pas dans ses habitudes.
L’homme alla donc à la chambre du gamin et ouvrit la porte.

"Tu dors, mon fils?" demanda l’homme ...

"Non papa, je suis éveillé», répondit le gamin ...

"Je pense que j’ai été trop dur avec toi mon fils...
J’ai eu une journée très dure, à tel enseigne que je me suis défoulé sur toi. Voici les 6 € que tu as demandé."
Le petit tout souriant s'écria .... "Oh, merci papa!"

L’homme a vu que le gamin avait déjà de l'argent, et commença à se fâcher de nouveau.

Le garçon comptait son argent doucement, puis regarda son père.

"Pourquoi voulais-tu plus d'argent si tu en avais déjà?"

"Papa, c'est parce que je n'en avais pas assez", répondit le gamin.
"Papa, maintenant j’ai 12 €, puis-je acheter une heure de ton temps ? ... S'il te plaît, arrives demain une heure avant à la maison ...  J 'aimerais dîner avec toi."

Le père a été très ému. Il a mis ses bras autour de l’enfant et a demandé pardon.

 


C'est juste un petit rappel pour tous ceux qui travaillent dur dans la vie.
Nous ne devons pas laisser la vie filer entre nos doigts sans avoir passé du temps, ou une partie de ce temps avec ceux qui en ont vraiment le besoin, ceux qui sont proches de notre cœur.

N'oubliez pas de partager ces 12 € (la valeur de votre temps) avec quelqu'un que vous aimez.

Si nous mourrions demain, la société pour laquelle nous travaillons, pourrait facilement nous remplacer dans les heures qui suivent.
Mais la famille et les amis que nous laisserions derrière nous sentiraient notre perte pour le reste de leur vie !!!







01/07/2010

"Cela fait partie de ces choses qu'on accroche au mur d'une pièce,
et à force de passer devant, on ne les voit plus
.
Et puis, un jour, notre regard se pose à nouveau dessus..."









01/07/2010



source : 









16/06/2010 - Profanations église protestante de Hautepierre





Revue de presse
"suite aux profonations à l'église de Hautepierre"
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28/05/2010 

Dietrich BONHOEFFER

Théologien de la réalité




Né il y a un siècle à Breslau, en 1906, fils de la haute bourgeoisie allemande, Docteur en théologie à 23 ans après de brillantes études, tout semble destiner Dietrich Bonhoeffer à une haute position dans la société. Il voyage en Europe et aux Etats-Unis et est ordonné pasteur en 1931.

Le 30 janvier 1933, Hitler arrive au pouvoir. Dès le 1er février, Bonhoeffer dénonce, par une allocution à la radio, la prétention de souveraineté totale du Führer. Son émission est immédiatement interrompue. Il publie ensuite un article contre l’antisémitisme et participe à l’organisation de l’Eglise confessante, avec Karl Barth et Martin Niemöller. Chez ce « théologien de la réalité» (selon André Dumas), la vie, l’œuvre, la foi sont indissolublement liées.

 

En 1935, il est responsable du séminaire de Finkenwalde dont les activités sont rapidement interdites et se poursuivent dans la clandestinité. « Nachfolge » (Le Prix de la Grâce) – 1937 -  « Gemeinsames Leben » (De la vie communautaire) – 1939 – Ethique – paru en 1949 – Résistance et soumission, lettres de prison publiées en 1951 : l’œuvre de Bonhoeffer a marqué son époque. Comment être croyant dans un monde qui semble ne pas avoir besoin de Dieu, quelle peut être l’action de l’Eglise dans le monde ?

 

Dietrich Bonhoeffer chercha sa route en un cheminement douloureux qui le mena, de la lutte pour la liberté de l’Eglise, à l’engagement politique. En 1939, à la sécurité douillette de l’asile américain, il préféra retourner en Allemagne. «  Je dois traverser cette période difficile de notre Histoire nationale avec les chrétiens d’Allemagne » expliqua-t-il. Privé de sa chaire à l’Université, puis interdit de parole à l’église, à cause de ses prises de position contre le nazisme, arrêté en 1943, traîné de prison en camp de concentration, Bonhoeffer fut condamné à la pendaison pour conspiration contre le régime.

 

Le 9 avril 1945 sur l’ordre personnel de Hitler, le pasteur Dietrich Bonhoeffer était condamné à mort et pendu.

 

Il avait à peine 39 ans. Le matin de son exécution, il fit un culte, à la demande de ses camarades. Ensuite, on vit le chercher pour l’emmener au gibet ; il eut juste le temps d’écrire au crayon son nom et son adresse dans son Plutarque, à la première et à la dernière page, et sur une page du milieu. C’était le dernier ouvrage qu’il avait demandé et reçu. Du chrétien, Bonhoeffer réclame une vie de discipline, dans l’obéissance au Christ. Dans « Le prix de la Grâce », il tonne contre l’apathie de ses contemporains, leur abandon de tout effort, leur refus de la contrainte, leur paresse à se réformer : « La grâce à bon marché, c’est la grâce considérée comme une marchandise à liquider, le pardon au rabais, la consolation au rabais, le sacrement au rabais ; la grâce servait de magasin intarissable à l’Eglise où des mains inconsidérées puisent pour distribuer sans hésitation ni limite ; la grâce non tarifée, la grâce qui ne coûte rien (…). La grâce à bon marché, c’est la grâce que n’accompagne pas l’obéissance, la grâce sans la croix, la grâce abstraction faite de Jésus-Christ vivant et incarné ». La grâce coûte cher, dit-il encore, « parce qu’elle contraint l’homme à se soumettre au joug de l’obéissance de Jésus-Christ ».

 

De même qu’il refusa cette « ennemie mortelle de notre Eglise » qu’est la grâce à bon marché, il rejeta l’image d’un Dieu « d’émotions sentimentales », qu’il opposait à celle d’un Dieu de vérité. Dénonçant la fraternité chrétienne prise comme communauté rêvée pieuse, il écrit dans « De la vie communautaire » : « Dieu hait la rêverie pieuse, car elle fait de nous des êtres durs et prétentieux. Elle nous fait exiger l’impossible de Dieu, des autres et de nous-mêmes. Au nom de notre rêve, nous posons à l’Eglise des conditions et nous nous érigeons en juges sur nos frères et sur Dieu Lui-même ». De ce fait quand les choses ne vont pas, quand le rêve se brise, nous accusons nos frères, puis Dieu et puis, « en désespoir de cause, c’est contre nous-mêmes que se tourne notre amertume ».

 

Pour lui, cette autonomie du chrétien ne doit pas être comprise comme une liberté orgueilleuse de l’homme, mais comme la liberté humble qui est celle du disciple du Christ. Le fondement de la pensée du théologien allemand est christologique ; ce qu’il veut souligner, c’est le rapport indissoluble de Dieu et du réel et il démontre que c’est en Jésus-Christ que s’offre à l’homme la possibilité d’avoir part à la réalité de Dieu et du monde. Bonhoeffer proclame cette « majorité » de l’homme au nom du Christ crucifié et ressuscité : le crucifié est celui qui libère, dirige et renouvelle la « vraie mondanité » c’est-à-dire ce qui est authentiquement d’ici bas. (…)

 

(texte tiré du journal « Les nouvelles de la Cause »)








25/03/2010

Communiqué de la Fédération protestante de France et de l'Eglise évangélique au Maroc
Situation des chrétiens au Maroc

La Fédération protestante de France et l’Église évangélique au Maroc expriment ensemble leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc .
Communiqué de la Fédération protestante de France et de l’Église évangélique au Maroc — 24 mars 2010
La Fédération protestante de France (FPF) et l’Église évangélique au Maroc (EEAM) tiennent ensemble à faire part de leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc. Nous n’oublions pas l’accueil qui, depuis, plus d’un siècle, est fait aux chrétiens de confession protestante dans ce pays où les étrangers exercent leur culte en toute liberté. Nous n’oublions pas non plus le dialogue « en vérité » qui a lieu au Maroc entre des intellectuels chrétiens et musulmans, notamment à l’Université Al Akhawayn et dans le cadre du Groupe de recherche islamo-chrétien, ainsi qu’avec les autorités du Royaume.
Toutefois, la FPF et l’EEAM ne peuvent pas rester insensibles aux appels de ceux qui, au Maroc, vivent des situations d’exclusion à cause de leur foi. Même s’ils ne sont pas membres de l’EEAM, notre devoir est d’écouter ces frères et ces sœurs. Nous pensons, bien entendu, à certains missionnaires expulsés récemment. Sans mettre en cause la légitimité des autorités marocaines à faire respecter la loi, la FPF et l’EEAM tiennent à exprimer leur étonnement quant aux méthodes employées dans certains cas. Pourquoi, par exemple, avoir laissé faire l’orphelinat d’Aïn Leuh pendant dix ans sans la moindre mise en garde et en expulser soudainement tous les responsables sans distinction de fonction et sans les avoir invités au préalable à se mettre en règle ?
Nous pensons aussi et surtout aux chrétiens marocains qui nous disent leurs inquiétudes, se sentant harcelés. En tant que toute petite minorité, n’ont-ils pas le droit d’être protégés ? Nous les assurons de nos prières et de notre solidarité. La FPF et l’EEAM tiennent à redire leur attachement à la liberté de culte et de conscience qui implique la capacité de choisir sa religion, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiée par le Maroc. Le souci de protéger les plus faibles, et donc le refus du prosélytisme, ne doit pas être un prétexte à remettre en cause la liberté religieuse. Tout comme nous estimons que les musulmans de France doivent jouir d’une pleine liberté de culte, nous demandons qu’au Maroc, les juifs et les chrétiens puissent exercer paisiblement leur culte et être ainsi en mesure de contribuer avec les musulmans à la construction du pays.
Que Dieu riche en miséricorde nous accompagne sur notre route.    

Contact médias : Muriel Menanteau 
Service information communication Fédération protestante de France
muriel.menanteau@protestants.org
Tél. : 01 44 53 47 13 et 06 73 39 55 98

 








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